Lundi 10 novembre 2008

Catherine et Gilles Vergé, Pierre Beauger, le domaine des Griottes, François Blanchard, Elise Brignot, Frédéric Rivaton, Fanny Sabre, Jean Pierre Robinot, Cyril Alonzo, le domaine du Pech, le domaine Lous Grezes, Sébastien Riffaut

 

 

Sébastien Riffaut

Domaine de Quarteron
Sancerre
Route de Sancerre
18300 Sury-en-Vaux
Tel : (+33) 06.09.63.48.35
Email : sebastien.riffault@aliceadsl.fr

Tombé dans le fut dés son plus jeune âge, puisque issue d’une famille de vignerons Sancerrois, Sébastien Riffaut collabore depuis plus de 6 ans avec une parcelle de 0.70 ha, assise sur les terroirs de Verdigny. Et celle-ci le lui rend car elle le gratifie chaque année d’un Sancerre naturel qui révèle au mieux la typicité de son terroir. Vendanges manuelles et tardives pour obtenir les meilleurs raisins possible. Pressurage pneumatique. Débourbage d’environ 18 h, sans sulfitage et mise en fûts bourguignon de 8 à 10 vins. Pas de chaptalisation ni d’acidification ni aucun apport. Fermentation alcoolique de 3 à 4 mois, suivit d’une malo naturelle. Élevage sur lies totales. Pas de collage, aucune filtration, soutirage et mise en bouteille après 9 à 12 mois d’élevage. Sulfitage à la mise, de 0 à 10 mg/L. selon les cuvées. De manière générale la vinification et l’élevage sont le moins interventionniste possible.

 

Domaine Lous Grezes

950 Route des deux villages
30720 Ribaute-Les-Tavernes
Tel : 33 466 92 00 41- 33 684 69 37 75
http://www.lousgrezes.com

 

Fervent dégustateur et amateur plus que confirmé, Luc Lybaert, thérapeute manuel et Belge de naissance, a quitté le plat pays qui est le sien pour épouser avec Trees, sa moitié, le piémont Cévenol. C’est là, à Ribaute les Tavernes, qu’ils ont tout deux décidés, en 2003, d’accoucher de leur nouvelle vie de vigneron, uni par l’intérêt commun qu’ils portent à la vigne et la production de son noble breuvage. Là, sous l’appellation "Lous grézes", ils ont acheté 15 hectares de sol argilo calcaire qu’ils ont choisi de reconvertir en bio pour mieux ‘s’appuyer sur la nature. « je ne suis pas venu ici pour faire beaucoup de chimie et produire du vin comme on en trouve beaucoup en France. Moi j’ai envie de faire un vin ARTisanal ! ». Côté production, on fait donc la part belle aux très petits rendements, 16 000 bouteilles en vin de pays ou s’exprime librement cabernet sauvignon, syrah, carignan, grenache, alicante bouchet et tempranillo. Et, pour appuyer le côté artistique de leurs nectars ils ont confié les étiquettes de leurs crus au peintre et dessinateur Kamagurka, un autre platpayiste flamand.

 

Le domaine du Pech

Earl Daniel Tissot
Magali Tissot – Ludovic Bonnelle
47310 Sainte Colombe en Bruilhois
Tel : 05 53 67 84 20
Email : pechtis@orange.fr
http://www.domainedupech.com/

Magali Tissot et Ludovic Bonnelle se sont associés pour cultiver leurs 20 ha en biodynamie. Sans engrais et avec une grande parcimonie et une méfiance quand il s’agit du soufre ou du cuivre. La préférence étant donnée aux produits naturels. Les vignes, sols compris, sont travaillées presque entièrement à la main, comme les vendanges et par un soin tout quotidien de leurs parcelles ils arrivent à réaliser l’équilibre parfais entre le sol et la vigne. Ce qui entraîne la non utilisation de tous produits œnologiques. Les levures sont indigènes et les enzymes artificielles proscrits de leurs chais. Comment les en blâmer puisque les rejetons de leur savoir : sauvignons, cabernets, merlots, leurs ont donnés des vins atypiques mais puissants, élégants, bien structurés avec une belle finesse, qui ont contribués à accroître une réputation qui n’a rien d’usurpé. La preuve, même si les vins du domaine ne rentrent pas dans les cases du club des AOC, qui est loin d’être un signe de qualité reconnaissons-le, ils sont un plaisir que l’on retrouve sur les plus grandes tables de France. C’est normal puisqu’ils sont issus d’un travail au naturel qui privilégie la qualité à la quantité et un élevage sans concession.

 

François Blanchard

Château du Perron
37120 Lémeré
TEL : 02-47-95-75-26
www.francois-blanchard.com

Le Grand Cléré, L’exploitation argilo-calcaire de François Blanchard, est constituée d’une parcelle de 2.74 ha en production biologique, situé sur l’un des plus hauts vallon du plateau tourangeau. Les cépages implantés depuis plus d’une trentaine d’années dans un sol à prédominance argilo-calcaire sont le sauvignon et le cabernet. Soucieux de construire un écosystème vaste et varié, la parcelle est totalement enherbée. La flore et la faune sont la priorité et peuvent normalement s’y développer. « Il va de soit que pour entretenir cette vie si précieuse et tant nécessaire à notre existence, les traitements destructeurs sont à proscrire ! En cave, pas d’utilisation de levures ou de bactéries de laboratoire. Pas de gestion des températures sur cette noble matière qu’est le « vin ». Seule l’ambiance du chai peut-être régulée avec douceur si nécessaire. En effet, l’équilibre d’un vin s’acquière avec les saisons. Minimisation des soutirages pour conserver le gaz carbonique naturel issu de la fermentation. Celui-ci est nécessaire pour esquiver au maximum l’utilisation du soufre. Donc ne pas s’inquiéter si ça bulle, ce n’est pas un hasard ! Pas de filtrations pour conserver la complexité première des parfums ou des arômes du vin. Et puis l’hiver est là, à quoi bon dépenser de l’énergie ! 
Peu ou pas de soufre (appelé aussi sulfite : la mention légale « contient des sulfites » est obligatoire à partir de 10mg/l. Pour information, certains l’utilisent jusqu’à 200mg/l).
Le Bouchon est en liège naturel pour favoriser l’échange entre l’intérieur et l’extérieur de la bouteille (car le vin est un produit vivant. Certains l’ignorent).
Les raisins issus du « Grand-Cléré » sont triés et vinifiés à l’ancienne (pour les blancs : pressurage avec des pressoirs en bois, pour les rouges : égrappage avec des paniers en osier et foulage aux pieds).
Actuellement, il n’y a pas de charte sur la vinification en production biologique, mais pour ma part je ne rajoute pas de sucre, pas de levures ou bactéries industrielles ni autres produits de laboratoire. La seule contrainte est l’emploi de soufre (bien sûr à dose très réduite, en comparaison avec les conventionnels de la viticulture) pour permettre au vin de rester vin et non de devenir vinaigre… Certaines fois quand la matière « raisin » le permet, le soufre n’est pas employé pour laisser la place au vivant.

La suite et surtout pour en savoir plus sur des vins aux naturels et chantant qui swingues vraiment bien, comme le Jazz, le free Jazz, la Contrebasse ou le Violoncélite, un petit clip sur le site de François Blanchard s’impose : www.francois-blanchard.com

 

Pierre Beauger

4, Impasse de la croix, Jussat
63450 Chanonat
Tel : 04 73 78 23 76

Dans les vins naturels, il y a tout un état d’esprit, qui même avant l’ouverture de la bouteille, porte le sourire aux zygomatiques et le respect au cœur pour l’amour d’un travail bien fait. Car les vins naturels, sont des vins de récolte ou pousse un vent de révolte, de passion. Des chefs d’œuvres, dont les domaines sont en périls, créer par des artistes, honnis des uns, ovni pour d’autres, mais aimer de tout ceux qui ont su rencontrer cette autre façon de faire et de boire du vin. Pierre Beauger est l’un de ses artistes, adepte des maturités extrêmes des raisins, une sorte de référence dans ce monde du vin là. Un vigneron venu de la planète nature qui s’éclate, pour notre plus grand plaisir, sur un mini vignoble de petite taille, 1.4 ha dont 0.5 ha en Chardonnay, qui descend sereinement le long des contreforts volcaniques de Gergovie. Ces Chardonnays là, sont un délice et son vinifiés sans soufre et en tong, comme le précise l’étiquette. Alors, forcément, ils sont un fort goût de reviens-y qui force le regard à fuir les conseils ministériaux sur la modération et on a bien envie de le recroquer ce champignon magique, un blanc incomparable, à boire en buvant.

 

Domaine Fanny Sabre

Place Europe
21630 Pommard
09 63 21 84 26

Le domaine de 4 hectares de Fanny Sabre se situe en Côte de Beaune, mais la vinifie à lieu en plein coeur de Beaune, sous les remparts de la vieille ville. Ces là et surtout à la vigne que la famille Sabre crée des vins d’exception dans le plus pur respect du terroir. Ici on labours, on enherbe, on traite bio, on contrôle ses rendements, on ébourgeonne et pour finir on vendanges à la main, tout en délicatesse pour ne pas maltraiter les cépages.
Ensuite, à la cave, les raisins rejoignent des cuves de bois et de ciments, pour une macération semi-carbonique et un pigeage dans les règles de l’art. Ici ont presse en douceur, sans se presser et on entonne illico presto sur des airs de travail bien fait. La fermentation se fait en douceur, en profondeur et en fut. Il n’y a pas de soutirage jusqu'à la mise en bouteille. De toute façon, ce n’est pas un dépôt qui va contredire un vin de qualité comme le pommard des Sabres car agriculture biologique et vinification naturelle en levure indigènes sont deux mamelles des excellents vins naturels Aligotés produit sur les quatre hectares installés dans les finages de Pommard, Savigny-lès-Beaune et Beaune qui produisent 15 000 bouteilles annuelles, de vins ronds, fruités, gouleyants, aériens et surtout très gourmands.

 

Gilles et Catherine Vergé

Place du tertre
Viré 71260
Mâcon village, Viré Clessé
Tel : 03.85.33.10.99

gillesandkate@caramail.com

L’exploitation de Catherine et Gilles Vergé, référence incontournable dans le monde des vins naturels, comprend 5 hectares de vignes en chardonnay blanc, vinifiée dans leurs Chais. Les vignes, constituant leurs trois cuvées "Viré-Clessé ont 76 ans pour la plus jeune et 120 ans pour la plus vieille. Elles sont situées sur un sol argilo-calcaire d'époque jurassique et sont travaillées en surface en prenant soin de respecter l'environnement. Les herbes folles qui y poussent, sont amoureusement tondues au printemps puis en été et les sols sont travaillés avant les vendanges. Il n'y a pas d'apport d'engrais, seul un apport nutritif peut être appliqué dans le cas d'une carence, et ce, de façon très ponctuelle. Les traitements phytosanitaires sont appliqués dans le même esprit. Les raisins sont vendangés à maturité, j’en suis le premier témoin, car j’en ai mangé la moitié ce faisant, tellement ils sont bons et parfaitement équilibrés entre acidité et alcool. Le pressurage est effectué immédiatement sur les vendanges fraîches. Il n'y a pas de chaptalisation (ajout de sucre), ni de levure ajouté, ni d'apport tartrique. Le débourbage est statique et long. L'état sanitaire très sain de la vendange leur permet de ne pas ajouter de SO² au pressurage (la bonne idée que voilà). Leurs vins fermentent lentement, pépère, à leurs rythmes, sous gaz neutre pour les protéger pendant leur travail (pas de passage en fût). Ils sont très légèrement filtrés, afin de préserver la vie interne du vin fini. La vinification permet une garde prolongée du vin en cave au-dessous de 14°C. Les cinq cuvées bien distinctes représentent cinq terroirs différents sans assemblage. Et tout ça fait de nos deux héros raisonnables des producteurs censés aux cuvées d’une irréprochable propreté et d’un goût plus que flatteur ou la nature est reine et ou les arômes sont nombreux et surtout joyeux. Quant à leurs consommateurs, ce sont des bienheureux disciples que ces vins d’amours et de terroir laisse à jamais sur les papilles.

 

Le Domaine-des-Griottes

Gaec des Griottes
Rue du Layon
49750 Saint-Lambert-du-Lattay
02 41 78 46 11

Ecœuré par les senteurs affadissantes qu’exhalent les cuvées musquées et fardées, je fus pris de la fantaisie de tâter quelques breuvages naturalistes. Cette quête m’amena au domaine des Griottes, où officie Patrick Desplats et Sébastien Dervieux. Dans cette nouvelle propriété du Maine-et-Loire, Patrick ne mâche pas ses mots pour fustiger quelques pratiques initiées par des institutions bien connues en milieu agricole et oenologique. Sa philosophie est contraire et plutôt simple : on a la terre par procuration, elle doit donc être transmissible. Pour revenir à une biodiversité également favorable aux vignes, l’équipe s’est lancée dans la polyculture (cerises, noisettes, figues, forêts, etc.). La démarche de préservation et de reconquête des vieux terroirs ne saurait suffire à nos associés : sélection massale plutôt que clonale, préférence des cépages locaux à ceux en vogue. Ils arrachent ainsi le cabernet sauvignon pour planter du pineau d’Aunis et refusent tout produit chimique, tant à la vigne qu’à la cave. La date des vendanges manuelles arrêtée selon une méthode qui leur appartient est propre à chaque cépage. Pour le pineau d’Aunis, dont est issue notre sélection, ils goûtent le pépin, la pulpe et la peau fine de ses raisins, roses et peu taniques. Filtration, chaptalisation et levurage étant bannis, Patrick résume ainsi la vinification : je fais le boulot de mon grand-père. La bouteille de cette semaine, la poivrière 2002, a séjourné quatre mois en barriques de sept ans pour la sédimentation et l’oxygénation. Robe framboise, petits fruits rouges et pointe de poivre blanc, ce vin de pays du jardin de la France se boit comme du petit-lait. Fruité à souhait, équilibré, frais et faible en alcool (10,2 degrés), c’est un nectar pour copains et sans chichi.

 

Elise Brignot

8, bis rue des Harnois
37150 Dierre
Tél-fax : 02 47 57 98 69

Après quelques essais de vinifications en 2002 et 2003, j'ai sauté le pas en 2005 : 7.3 ha de vignes en Indre et Loire, à Dierre, sur les appellations Montlouis sur Loire et Touraine. J'ai repris les vignes au mois de janvier, dès le début du cycle, ce qui m'a permis de travailler l'ensemble comme je le désirais : r éduction des rendements par rapport aux récoltes précédentes, reprise d'un travail des sols, traitements à base de produits chimiques naturels.
J'ai donc réalisé mon premier millésime en 2005 (ça aurait pu être pire pour un début !!). Les vendanges manuelles ont été effectuées en caisses afin de respecter le plus possible ces raisins qui étaient si beaux. Malgré les aléas d'une première année (pas de cuve pour rentrer les jus aux premiers jours des vendanges, des travaux en cours dans la cave...), la récolte s'est très bien passée, sous un soleil radieux et dans une ambiance fort sympathique.
En ce qui concerne les vinifications, j'ai essayé de laisser aux jus leur expression la plus proche du raisin. Pas de sulfitage pour l'instant, pas de chaptalisation (évidemment !!), pas de levurage.
Le domaine se compose de Chenin (4 ha), de Sauvignon (1 ha), de Chardonnay (1.7 ha) ainsi qu'un peu de Cabernet franc et de Gamay (0.3 ha de chaque). Cette diversité m'a amenée à faire un certain nombre de cuvées (voir un nombre certain !) qui sont, pour certaines, sur la voie d'un produit fini, pour d'autres, "loin du compte".
Les premiers vins disponibles seront, début Avril 2006, deux pétillants naturels :
- "Zébulon" : pétillant naturel à base de Gamay.
- "Chhhhh..." : pétillant naturel 50% Chardonnay, 50% Chenin.
Le reste suit son cours en cave, doucement mais sûrement ! Les premiers vins tranquilles arriveront avec les beaux jours.

 

Frédéric Rivaton

26 boulevard carnot 66720
Latour de France
06.24.92.49.63
04.68.51.76.08 (Fax)

Ce domaine de 12 hectares composé principalement de vieilles vignes, sis à Latour de France, voit naître son premier millésime. Tout est mis en oeuvre, à la vigne comme à la cave, pour respecter l'identité des terroirs composées de schistes et de gneiss. Le travail du sol a ici remplacé les herbicides, et les seuls produits de traitement tolérés sont le soufre et le cuivre. Les vendanges sont réalisées à la main : triés au cep par les vendangeurs, les raisins sont ensuite logés en caisses ajourées de 15 kg. Les raisins sont encuvés par gravité, la vinification est réalisée en cuves béton de 15 à 30 hl. L'acidification et la chaptalisation sont proscrites. Les soutirages et autres opérations réalisées sur les vins se font par gravité, afin de respecter au mieux ces derniers. Ces méthodes de travail reflètent chez Frédéric Rivaton un souci permanent de recherche de qualité et la volonté farouche d'expérimenter au mieux le potentiel de ses vignes.


Cyril Alonzo

Domaine de l'Ancestra - La Maison Blanche
71570 ROMANECHE-THORINS
03.85.35.21.29

Cyril Alonso a inventé le "négoce itinérant". Un concept original qui consiste à acheter à l'avance les raisins d'une parcelle et de la vinifier à la "Alonso" chez le vigneron. Cyril s'est aperçu que les vignerons du Beaujolais et du Mâconnais sont souvent d'excellents viticulteurs, parfois en bio sans le savoir mais de timides vinificateurs. Il profite ainsi de la qualité du raisin et prend les risques sur les vinifications sans soufre. Rendement de moins de 20 hl/ha avec des raisins surmûris à 13.5° potentiel, 24 mois de barrique, 5 ans d'élevage en bouteille en cave et 6 mg/l de SO2 qui justifient ce prix. Ne pas le servir trop frais pour laisser s'exprimer les arômes de miel, de fruis jaunes mûrs, de fruits secs enrobés par un boisé discret. 11-13° est idéal avec un carafage d'une heure pour bien le laisser s'exprimer.

 

Jean Pierre Robinot

Les vignes de l'angevin le Presidial
72340 Chahaignes
02 43 44 92 20

Pendant près de 15 ans, Jean-Pierre Robinot a proposé à ses clients des vins des vins naturels dans son bistrot à vin - Restaurant l’Ange vin. Passionné par les vins naturels en général et par les vins de Loire en particulier, il est revenu dans son village natal à Chahaignes dans la Sarthe, à mi-chemin entre le Mans et Tours pour constituer un vignoble et élaborer des vins naturels dans la Vallée du Loir, un vignoble qui commence avec le Coteaux du Vendômois, en passant par le Jasnières pour se terminer par le Coteaux du Loir. La superficie en production est de 400 hectares alors qu'il y a plusieurs siècles, 5000 hectares de vignes étaient exploités. Ce sont des vins de très longue garde en raison de leur grand équilibre. Pour constituer progressivement son domaine, il a fait l'acquisition d'une dizaine d'hectares de terres en friches sur l'aire d'appellation des Coteaux du Loir, non plantées depuis plus d'un siècle pour certaines. Ces terres sont sur des coteaux très abruptes et se trouvent sur de grands terroirs.
Après une opération de défrichage, il a déjà planté 2 hectares de vignes sur l'appellation Coteaux du Loir. Il exploite également des vignes en Jasnières et en Coteaux du Loir rouge.
L'objectif qu'il s'est assigné est ambitieux : agriculture biologique et vinification naturelle avec des rendements limités à 25 / 30 hectolitres par hectare pour obtenir une grande complexité.
Le sol est labouré, les plants sont nourris avec des composts naturels et le désherbage chimique est banni. Les traitements sont effectués avec des produits naturels et la récolte est manuelle.
La vinification se fait lentement, sans soufre ou presque et sans ajout d'autre produits. Les vins blancs issus du cépage Chenin sont pressurés très lentement. Ils sont élevés sur lie dans des fûts de chêne pendant au minimum 12 mois. Les vins rouges sont issus du cépage Pineau d'Aunis. Après une longue cuvaison, ils terminent leur fermentation sur lie en barriques pendant au minimum un an.

 

Par christophe casazza - Publié dans : buvonsnature
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