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Samedi 5 novembre 6 05 /11 /Nov 10:46

Qu’est ce qu’un vin naturel selon Gilles et Catherine Vergé, vignerons en Viré Clessé


les vergé Gilles Vergé est à gauche et Catherine Vergé est à droite


Gilles vergé :
Nous on parle de vin naturel parce que ce n’est pas l’homme qui fait le vin, c’est le vin qui se fait tout seul. Car à partir du moment où on a pressé le raisin, le vin doit se finir seul.


Catherine Vergé :

Chez nous il est seul depuis 27 ans ce qui peut nous permettre de faire des vins natures, natures. C'est-à-dire qu’il il a zéro sulfite, aucun intran, pas de passage en bois. C’est pur de pur. Après on ne peut pas demander à tout le monde de faire le même travail, parce qu’il y en a qui travail depuis un an, deux ans, trois ans, donc les sols ne sont peut-être pas adéquat. Pour moi le but du jeu ce serait déjà de dire qu’un vin naturel c’est forcément pas de désherbant à la vigne, pas de pesticide, pas d’engrais chimique. Une taille qui pour moi devrais se passer au mois de mars, comme les anciens. Alors, il y en a qui disent : ‘j’ai beaucoup de vignes, je dois commencer avant’, ça c’est un autre problème d’avoir beaucoup de vignes, s’ils en avaient un nombre d’hectares raisonnables, ils commenceraient au mois de mars, ou fin février, mais pas au mois de novembre. Après en vinification cela voudrait dire, pas de chaptalisation, donc pas de rajout de sucre, et pas de levure chimique non plus. Les levures du raisin et c’est tout !

Et les gens qui mettent un tout petit peu de sulfite ça sert à quoi ?


Gilles Vergé :

En général, un tout petit peu c’est surtout pour se rassurer et pour se persuadé que son vin n’oxydera pas. Mais l’oxydation du vin n’a rien à voir avec le peu de sulfite qu’il rajoute à la mise en bouteille, parce qu’en général la dose est tout à fait insuffisante.


Catherine Vergé :

Ou on en met, ou on n’en met pas. Au dessous de 5 milligrammes il est prouvé chimiquement que cela ne sert à rien. Donc les gens se rassurent en mettant 2 mg, en sachant que cela ne sert à rien. (rire). Mais il y aussi des problèmes, ce n’est pas évident de faire des vins naturels, ça engendre aussi des rendements moindres. Dans notre région on peut aller jusqu’à 66 hectolitres à l’hectare, mais nous on fait une moyenne de 20 hectolitres à l’hectare. Celui qui veut faire de l’argent il ne faut pas qu’il se lance dans les vins naturels. C’est d’abord une philosophie, une façon de travaillé, c’est aimer un boulot qui est dur, mais on l’accepte ou pas.


La suite de l’interview sur  à la rencontre des vins naturels http://www.vinsnaturels.fr

Par christophe casazza - Publié dans : buvonsnature
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